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| < La cacophonie dans les films |
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Posted:
10/03/2009 03:59:49
La cacophonie dans les films -->
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Membre amical
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Salut à tous,
Toujours dans le truc de recherche, je cherche des trucs sur la "cacophonie".
Bon désolé, je sais que la question est mal posée, mais il est presque 4H du matin, je trouve pas les mots !
Merci _________________ Let's silence be your music ! |
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Posted:
10/03/2009 08:01:04
La cacophonie dans les films -->
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Posted:
10/03/2009 12:18:26
La cacophonie dans les films -->
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Membre amical
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| Kharisma wrote: | | Est-ce que ces trucs seraient liés au bruitage ? (Il est 4 heures plus tard). |
Oui, c'est lié aux bruits et aux dialogues dans les films.
De toute façon  _________________ Let's silence be your music ! |
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Posted:
10/03/2009 12:20:55
La cacophonie dans les films -->
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Membre contributeur
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Arf, je m'en doutais...
Merci pour la précision. La recherche se poursuit...
Je me souviens que les films des Marx Brothers sont assez cacophoniques (dialogues simultanés, musiques, bruitages nombreux). De plus, ils sont musiciens ! Je pense qu'ils sont une référence obligée sur ce sujet.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marx_Brothers
Filmographie des Marx Brothers
(Chico, 1886-1981 ; Harpo, 1888-1964 ; Groucho, 1890-1977 ; Zeppo, 1901-1979). Cocoanuts - Noix de coco (Florey, 1929) Animal Crakers - L'explorateur en folie (Heerman, 1930) Monkey Business - Monnaie de singe (Mc Leod, 1931) Horse Feathers - Plumes de cheval (McLeod, 1932) Duck Soup - Soupe au canard (McCarey, 1933) A Night at the Opera - Une nuit à l'Opéra (Wood, 1935) A Day at the Races - Un jour aux courses (Wood, 1937) Room Service - Panique à l'Hôtel (Seiter, 1938) At the Circus - Un jour au cirque (Buzzell, 1939) Go West - Chercheurs d'or (Buzzell, 1940) Big Store - Les Marx au grand magasin (Reisner, 1941) A Night in Casablanca - Une nuit à Casablanca (Mayo, 1946) Love Happy - La pêche au trésor (Miller, 1949) Groucho seul dans Copacabana (Green, 1947) Mr. Music (Haydn,1950) Double Dynamite ( Cummings, 1951) A Girl in every Port (Erskine, 1951) Will Success Spoil Rock Hunter ? (Tashlin, 1957) Skiddo (Preminger, 1968). Harpo seul dans Too Many Kisses (1925) Stage Door Canteen (Borzage, 1943). Chico, Harpo et Groucho dans The Story of Mankind (Allen, 1957) et dans un sketch televisé The Incredible Jewel Robbery (1959).
JACQUES TATI

Bien que les films de Tati soient souvent pauvres en dialogues, il a utilisé des séquences entières où tout le monde parle en même temps et/ou accompagné par nombre de bruitages en tout genre.
Donc une autre piste à explorer... avec des films comme Trafic ou Playtime par exemple.
http://www.sceren.fr/TICE/teledoc/dossiers/dossier_playtime.htm
http://analysefilmique.free.fr/filmo/t/tati.php
SITE OFFICIEL : http://www.tativille.com/ |
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Posted:
11/03/2009 01:53:01
La cacophonie dans les films -->
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Membre amical
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Ah oui, je connais les films de Tati. Je crois que "Mon oncle" est le plus riche en matière sonore, pas beaucoup de dialogue mais des détails sonores bien précis. Même que parfois c'est pas synchrone à l'image, mais on comprend qu'il y avait un énorme travail à la post-production.
Pour la cacophonie, je cherche comment elle peut être un choix "esthétique" dans la conception des dialogues et des bruits dans la bande son d'un film.
Vraiment  _________________ Let's silence be your music ! |
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Posted:
11/03/2009 10:22:24
La cacophonie dans les films -->
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Pas de quoi Solo, c'est aussi la vocation du forum de tenter d'apporter des pistes de réflexion.
Ton sujet est très intéressant. Si on part sur cette thématique, il faut la définir d'après son étymologie (grecque : "aisthesis"). L'esthétique est donc liée au sens ou à la sensibilité. Par conséquent, il ne s'agit pas de faire beau (contresens populaire) ou très recherché (hermétisme) mais tout simplement de produire un effet voulu sur notre sensibilité. La démarche esthétique est une démarche maîtrisée, volontaire, cherchant à atteindre un objectif.

Je repense à une scène du film de Luc Besson, "Angel-A" (la première séquence) : quand André (le personnage joué par Jamel Debbouze), s'exprime pour se justifier (et on sait qu'il invente forcément un nouveau mensonge) ; à ce moment précis, un métro aérien passe dans un énorme vacarme... couvrant sa voix totalement. Est-ce par hasard ? Est-ce par effet esthétique ? (On comprend bien que le contresens de "beau" ne peut être utilisé ici). C'est bien un effet volontaire parce que de toute façon, quels que soient ses mensonges, on ne l'écoute même plus. La preuve ? Eh bien on lui demande de se taire et juste de respirer... On peut donc dire que cette rame de métro créant un vacarme, a un but esthétique sur notre sensibilité : anticiper l'inanité de ses propos qui vont le conduire au silence... (puis à une introspection salvatrice... ce qui justifie le silence).
Mais avec les films de Tati et des Marx Brothers, on quitte le vacarme pour entrer dans la cacophonie. Et les buts sont clairement esthétiques. Dans "Trafic", il y a plusieurs scènes très intéressantes à traiter (plus que dans "mon Oncle").
Par ailleurs, ces choix de films ou réalisateurs sont assez appréciés dans les études cinématographiques... car ce ne sont pas des films que l'on pourrait nommer "commerciaux". Si l'on traite le sujet de l'esthétique proprement dit, il faut différencier une esthétique de convenance (plaire à tout prix à une sensibilité bien normée) et une esthétique d'auteur (une recherche plus libre, plus personnelle). C'est alors que Tati et les Marx Brothers se distinguent vraiment de la masse des productions cinématographiques.
On pourrait aussi ajouter que la cacophonie peut être traitée de façon très différente. Dans les films de Tati, elle enrichit une sorte d'étude comportementale du genre humain perçu de l'extérieur, une étude quasi sociologique, dans les films des Marx Brothers, la cacophonie est traitée comme une surenchère frénétique de l'imagination débridée des protagonistes. Tati serait comme l'antichambre de la piste de cirque des Marx Brothers... Bien que "Trafic" hausse le ton par rapport à "Mon oncle", par exemple.
Woody Allen a utilisé plusieurs fois la cacophonie. L'esthétique de ce choix est encore différente. Par exemple, la cacophonie devient une sorte d'instrument pour signifier que les personnages s'enferment chacun dans leur névrose personnelle.


En fait, il faudrait revoir les grands classiques dont on connaît bien les démarches esthétiques (Orson Welles, Wim Wenders par exemple) et voir comment chaque réalisateur a traité cette thématique. Dans "Les ailes du désir" de Wim Wenders, la cacophonie exprime une autre esthétique : signifier le fait que les anges ont accès à toutes les pensées humaines et que celles-ci peuvent devenir comme des ondes qui se superposent. Ils sont dans un rapport "méta-individuel". C'est d'ailleurs une façon intelligente de distinguer un film à vocation esthétique ("Les ailes du Désir") d'un remake commercial qui ne comporte aucunement ces aspects ("La cité des anges").
On peut aussi revisiter les petits chefs d'oeuvre d'humour des Monty Python. La cacophonie vient renforcer le "non-sens" ou l'absurde des situations. Ce qui nous rapprocherait un peu des Marx Brothers.

Dans le film de Blake Edwards, "A shot in the dark" ("Quand l'inspecteur s'emmêle"), il y a une scène humoristique qui parodie les dénouements façon Agatha Christie : tous les suspects sont convoqués de façon à faire l'état des lieux minutieux qui va conduire à l'arrestation du criminel. Mais l'inspecteur n'a aucune idée de l'identité du criminel... il ne soupçonne même pas que chaque protagoniste à des choses à se reprocher. De ce fait, il se retrouve débordé par une cacophonie de révélations en tout genre. Cette cacophonie a un effet esthétique : démontrer à quel point il est dépassé par son enquête et les événements. Ce qui accentue évidemment l'aspect comique de la scène... La mise en scène est au service de cet effet esthétique : pendant la cacophonie, l'inspecteur (Peter Sellers) est filmé en gros plan, ébahi... Son stratagème a fonctionné au-delà de toutes ses espérances !
La cacophonie a aussi servi de "climax" : quand le personnage atteint le point de non-retour, la folie pure. La folie ou la culpabilité. Encore une piste de recherche cinématographique (Hitchcock,...).
Voici déjà quelques idées pour un sujet fort stimulant !  |
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Posted:
13/03/2009 23:17:08
La cacophonie dans les films -->
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Membre amical
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Extra !
Tu m'as éclairci pas mal de chose. Mais juste je cherche aussi comment définir la cacophonie en général. (J'ai pas pu arriver à donner une définition exacte de la cacophonie à cause de beaucoup de sens ).
 _________________ Let's silence be your music ! |
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Posted:
14/03/2009 11:32:28
La cacophonie dans les films -->
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Oui tu as raison de commencer par là, il faut définir précisément la notion, le sujet de départ.
Étant donné qu'il s'agit de cinéma, la définition cacophonie = dissonance, ne fait pas sens...
Cependant, il faut toujours rester proche des étymologies pour être le plus exact possible. De ce fait, nous allons prendre en compte les racines grecques "kakos" (mauvais) et "phoni" (voix, son). La cacophonie est donc ce qui brouille l'audibilité claire et distincte. Le mot "phoni" ne pose pas problème. C'est "kakos" qu'il faut tenter de préciser : mauvais, dans quel sens ? Est-ce mauvais dans la prise de son, au sens d'une maladresse technique ? Évidement non. Il reste donc le jugement négatif par rapport à notre perception sensible, c'est-à-dire "l'esthétique"...
Et là, de façon géniale, tu viens de faire le lien avec une esthétique formelle... Puisque l'esthétique est bien cette science de la réceptivité sensible...
"Kakos" signifie donc "mauvais" dans notre perception sensible, c'est-à-dire esthétique, compte tenu de nos habitudes de percevoir un son clair et distinct. De ce fait, ce "brouillage" peut devenir un outil ou un artifice formel à la disposition de la création cinématographique, au même titre qu'un flou sur l'image, par exemple, qui lui aussi constitue une espèce de brouillage (de l'image).
Cependant, il ne faudrait pas dire que la cacophonie aurait pour pendant exact le flou de l'image car cette mauvaise perception auditive provient d'une saturation des sons, tandis que le flou appauvrit l'image, elle ne la sature pas comme une succession de superpositions par exemple. Il faut donc prendre "kakos" comme signifiant "mauvais" par excès, par saturation.
Si l'on voit deux acteurs se parler à l'image, sans pouvoir les entendre (car il n'y a pas de prise de son), on ne dira pas qu'on assiste à une cacophonie. Et pourtant, l'on pourrait dire que le son est mauvais puisque l'on n'entend rien. "Kakos" est donc mauvais par excès. "Kakos" dépasse les limites du convenable, du genre habituel. Autrement dit, ce "kakos" de la cacophonie nous renvoie à la "juste mesure" si chère à l'héritage grecque antique. S'il y a dissonance en cinéma, ce sera donc par rapport à cette juste mesure qui est dépassée.
De même, on ne dira pas qu'il y a cacophonie si l'image ne correspond pas au "bon son". Par exemple, on entend une voix off sur un personnage qui parle mais qu'on n'entend pas. La cacophonie ne signifie donc pas "mauvais" au sens d'une mauvaise technique ou d'un mauvais rapport image/son.
On peut donc ainsi justifier des choix de films comme Jacques Tati ou comme les Marx Borthers car ils ont fait de l'excès une réflexion par l'image. L'excès d'une superficialité chez Tati, à l'instar d'une analyse sociologique sur le comportement humain, l'excès d'une surenchère jubilatoire chez les Marx Brothers qui poussent encore plus loin l'humour d'un Buster Keaton ou d'un Charlie Chaplin par exemple.
De même qu'en art, "l'action painting" d'un Jackson Pollock pousse le plus loin possible la gestuelle picturale. Et ce "kakos", ce mauvais par saturation produit... une nouvelle esthétique !
Tout ce développement nous permet de saisir une nuance qui autrement serait passée inaperçue. Par exemple, une prise de son dans une gare est-elle forcément une cacophonie ? Nous voyons à l'image des voyageurs nombreux et nous entendons un brouhaha. Est-ce forcément une cacophonie ? Non car cet effet est plutôt attendu, au même titre qu'un son de pluie ou de tonnerre devant un orage. Ce brouhaha de la gare passe quasiment inaperçu. Il n'y a aucune esthétique, aucun effet dans cette adéquation son/image. On peut donc dire que la cacophonie n'est pas seulement ce qui est "mauvais par excès" (son saturé, son brouillé, son superposé, etc.). mais aussi un effet qui brouille l'attente du spectateur par rapport à l'adéquation image/son.
Il y a une différence formelle esthétique, entre une gare et son brouhaha filmés en plan large, et un couple en train de dîner dans un restaurant en plan serré et dont les voix sont surchargées. Pourquoi donc ? Parce qu'une gare surpeuplée suppose le brouhaha (adéquation image/son), tandis que l'intimité d'un couple à l'image ne suppose pas le brouhaha.
Notre définition progresse encore d'un pas : la cacophonie est un son "mauvais par excès" mais parce qu'il excède aussi l'attente du spectateur.
C'est alors qu'on accède à la dimension artistique proprement dite du média cinématographique car cette cacophonie suppose une recherche d'effets, une surprise produite sur le spectateur, ce que n'implique pas le simple fait de filmer un lieu bruyant tel qu'il est.
Cette réflexion nous permet de comprendre également pourquoi la cacophonie peut provoquer le rire : la cacophonie étant un effet inattendu, la surprise peut être en contraste avec la scène filmée perçue ! Or, personne ne se mettra à rire devant le brouhaha d'une gare...
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Voilà c'est un peu un exemple d'une progression dissertée : on tente de définir un terme en le précisant parce qu'il peut être et ne peut pas être. Au fur et à mesure, on cherche des exemples pour justifier notre démonstration.
Tout ceci peut se complexifier par des contre-exemples, si l'on en trouve.
Évidemment cet exercice suppose une bonne connaissance filmique pour pouvoir étayer ou affiner ton développement.
Il faut aussi construire ton plan conformément à ton développement. Par exemple si tu as discerné plusieurs sortes de cacophonies (cacophonies humoristiques, cacophonies dramatiques, cacophonies d'ambiances imaginons), eh bien tu auras un plan en 3 parties. Chaque partie aura ses propres exemples et ses propres développements.
Si l'on adoptait ce plan en 3 parties, tu pourrais à chaque fois développer un aspect du terme "kakos". Par exemple, le mauvais en tant qu'excès jubilatoire (cacophonie humoristique), le mauvais en tant qu'excès paroxystique (climax de la folie du personnage principal), ce serait là un mauvais au sens quasi moral du terme, un mauvais psychopathologique, et enfin "kakos" au sens de mauvais par saturation d'une ambiance (surpeuplement, ambiance survoltée, épaisse, etc.), ce qui laisse le champ libre aussi à tout un cinéma d'art et essai, films expérimentaux qui jouent sur la perception des contrastes comme en musique contemporaine par exemple.
On a donc la possibilité de définir un terme en le nuançant et en le précisant en fonction du plan que tu as adopté.
Tu dois rechercher des exemples pour rendre pertinente ton analyse et aussi prendre en compte d'éventuelles objections par souci de faire une investigation honnête, impartiale.
Par exemple, en disant que le brouhaha d'une gare ne provoque pas le rire, on transforme une thèse en évidence : la cacophonie esthétique est bien une recherche d'effets, de surprise sur le spectateur.
Il ne s'agit pas de "parler pour parler" mais de disserter pour convaincre avec des arguments les plus percutants possibles. Ce qui suppose, naturellement, une bonne recherche au préalable avant de se mettre à l'étape de la rédaction.
J'espère que ces pistes, qui ne sont là qu'à titre d'exemples, t'inspireront dans ton propre génie créatif. Cet exercice peut devenir un vrai plaisir. Je le compare un peu à la sculpture puisqu'il s'agit de chasser de la matière et en même temps d'affiner, de raffiner un sujet. En y travaillant beaucoup, on peut arriver jusqu'à le ciseler tel un bijou.
À toi, l'orfèvre !
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Posted:
14/03/2009 15:30:54
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Membre amical
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Ah, nous sommes tous des orfèvres, mais malheureusement les gens ne donnent pas beaucoup d'importance à ce genre d'or que nous essayons toujours de fabriquer (la science)
Alors, encore !
Vraiment c'est ce que je cherche ! Nous vivons dans un monde "sale" par les sons, cette saleté la rend riche en matière sonore. D'où cette saleté peut devenir une esthétique sonore qui demande une recherche et une étude profonde... Et moi je joue dans cette bande de fréquences ! et j'essaye de montrer comment faire pour "traduire" tout cette "saleté" sonore qui est devenue "propre et belle" à l'écoute, dans la conception et l'habillage sonore d'un film.
Vraiment BRAVO !  _________________ Let's silence be your music ! |
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14/03/2009 15:30:54
Publicite Xooit -->
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14/03/2009 17:56:59
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Merci Solo Mute pour ce grand enthousiasme que tu nous fais partager ! Fais-nous part également de tes avancées et découvertes, c'est passionnant !
Je pense que tu trouverais beaucoup d'affinités avec la pensée de Pierre Schaeffer développée dans son Traité des objets musicaux. Dans son introduction, il développe un peu le même point de vue que toi (à savoir qu'il n'y a pas de bruits mais des sons et que tous les sons peuvent avoir un intérêt sur le plan de la création musicale). Ce livre est remarquable, il faut l'avoir lu au moins une fois dans sa vie quand on s'intéresse aux sons. Par ailleurs, il aborde de très nombreux sujets. Une vrai mine d'or pour l'orfèvre...

http://www.stellarsonoris.com/t87-Pierre-Schaeffer.htm |
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