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<  Et Dieu créa les baleines !
Kharisma
PostPosted: 27/03/2007 23:31:09  Et Dieu créa les baleines ! --> Reply with quote

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Il s'agit d'une oeuvre : des chants de baleine enregistrés sur bande avec orchestre. Une oeuvre de 1970 signée Alan Hohvhaness (1911 - 2000).

Sa musique est simple, efficace, émouvante. Ce compositeur sait trasmettre son amour des grands espaces, lui qui disait :

"La montagne est le lieu de rencontre symbolique entre le matérialisme et la spiritualité".


Références :

Label: CRYSTAL RECORDS
Date : 06/15/1993
Catalog No.: 810
UPC: 009414781024


Contenu du CD :


1. And God Created Great Whales, For Orchestra and Wales 12:53
2. Concerto No. 8 for Orchestra/Andante 6:58
3. Concerto No. 8 for Orchestra/Moderato 3:43
4. Concerto No. 8 for Orchestra/Andante 3:52
5. Concerto No. 8 for Orchestra/Allegro Molto 2:13
6. Concerto No. 8 for Orchestra/Andante 5:14
7. Elibris (Dawn God of Urardu) 10:13
8. Alleluia and Fugue, For String Orchestra/Alleluia 5:53
9. Alleluia and Fugue, For String Orchestra/Fugue 4:35
10. Anahid 14:13


Le catalogue de ses œuvres comporte près de 400 numéros d'opus dont 67 symphonies. Il toucha à tous les genres, de la musique de chambre à l'opéra, bien que fidèle à un certain classicisme tonal même si son œuvre est fortement inspirée des musiques extra européennes. Il est notamment le précurseur des minimalistes américains.

" Il écrit d'après les techniques arméniennes médiévales et chrétiennes primitives ; peut-être même un tant soit peu dans la manière pré-chrétienne de ce peuple ancien et cultivé.
Il étend les règles de la composition orientale pour y inclure, comme cela a pu très bien se produire au temps de la Grèce antique, des notes soutenues avec un contrepoint de mélodies fleuries qui s'y développent avec une aisance remarquable".


Herald Tribune, 1947


SA BIOGRAPHIE :



Alan Hovhaness (également écrit Hovaness) était un compositeur américain de père arménien et mère écossaise. Chronologiquement, membre de la génération de compositeurs qui a suivi les pionniers tels que Henry Cowell, Gershwin, Virgil Thomson, Carl Ruggles, Copland et la redécouverte de Charles Ives (et de ce fait à peu près contemporain de William Schuman, David Diamond, Lukas Foss, Bernstein, etc); mais indépendant sur le plan stylistique, dont la musique reflète l'amour du contrepoint occidental et une fascination personnelle pour la musique indienne, extrême orientale et arménienne plus évidente que chez tout autre contemporain.

On dit d'Hovhaness qu'il a commencé à composé à l'âge de quatre ans ! Il a étudié sous Frederick Converse au Conservatoire de New England et avec Bohuslav Martinu à Tanglewood. En dépit d'un intérêt précoce pour la musique indienne, ses compositions antérieures à la Seconde Guerre mondiale suggèrent un mix de structures baroques et de lignes mélodiques du romantisme tardif (particulièrement à la Sibelius).

La première symphonie "Exile" (Symphonie No. 1) (1939) et le Quatuor pour cordes No. 1 ("Jupiter") (1936) - qui comprend la version originelle de son oeuvre "Prélude et Quadruple Fugue" - sont des exemples de ses débuts de composition.

Il a repensé son approche de la composition en travaillant (comme compositeur, organiste et enseignant) à Boston (1940-1952); particulièrement suite aux critiques de Copland et d'autres à Tanglewood. L'apport du peintre mystique Hermon DiGiovanno (la symphonie "Celestial Gate" (Symphonie No. 6; 1959) a été écrite d'après son oeuvre) a pris consistance à cette époque. Il faut également noter que la musique d'Hovhaness durant cette période était écrite spécifiquement pour un ensemble d'étudiants... et tout comme les compositeurs baroques qu'il admire, Hovhaness trouve l'inspiration dans les techniques d'écriture pour les exécutants disponibles.

Le style de la maturité d'Hovhaness apparaît pour la première fois dans une œuvre pour piano et orchestre à cordes intitulée "Lousadzak" ("Dawn of Light"; 1944), qui fait connaître à un public plus large la technique "Senza Misura" quasi aléatoire d'Hovhaness (souvent dénommée "Murmure spirituel"). Dans cette technique, les sections individuelles de l'orchestra doivent constamment répéter un cycle mélodique sans référence temporelle aux autres membres de l'ensemble. Bien évidemment, cette technique (un des éléments habituel du "style Hovhaness"), crée un impression merveilleuse de mystère rythmique d'où émerge lentement le piano solo (dans "Lousadzak")... d'autres fois, la technique annonce très clairement le travail non seulement des minimalistes modernes comme Terry Riley et John Adams mais aussi toute l'école de composition Ambient/New Age (d'ailleurs, Hovhaness enregistra une de ses propres oeuvres pour piano - "Shalimar" - pour un label "New Age". (Le compositeur Lou Harrison a déclaré que la première à New York de "Lousadzak" "... a été ma plus proche expérience d'une de ces fameuses émeutes artistiques.... Dans le hall, les "Chromatistes" et les "Américains" hurlaient à pleins poumons. Ce qui avait tout déclenché, bien sûr, c'était le fait qu'on avait là cet homme venant de Boston, dont la musique manifestement extraordinaire et magnifique n'appartenait à aucun des deux camps....")

C'est pendant cette période qu'Hovhaness alluma le premier de ses célèbres autodafés cathartiques et détruisit un grand nombre de ses premières oeuvres. Tandis que ce geste est certainement le reflet d'un travail de révision, il est vrai que l'ampleur et la fréquence de ces incendies augmentent au fur et à mesure qu'on les a racontés ... au moins une référence parle de plus d'un millier d'oeuvres détruites dans ce premier autodafé !. Hovhaness était capable également de recycler des oeuvres théoriquement détruites dans d'autres compositions : le troisième mouvement Allegretto Grazioso de sa symphonie "City of Light" (Symphony No. 22; 1970) provient d'un petit opéra écrit et joué en 1920.

Au cours du demi-siècle qui suivit, Hovhaness a eu tendance à raffiner plutôt qu'à modifier son style. Cela ne signifie pas que son style est resté statique (le "New Grove" divise son œuvre en cinq périodes distinctes). De nombreux voyages à travers l'Inde et l'Asie influent ses oeuvres des années 50 et 60, donnant une couleur nouvelle à sa palette ("Korean Kayageum" (Symphony No. 16; 1962) a été écrit pour un ensemble coréen de percussions et cordes); tandis que les travaux de sa "retraite" (à partir du début des années 1970) se tournent à nouveaux vers des modèles occidentaux... Mais le compositeur de la symphonie "Exile" est bien le même compositeur de la symphonie "Mount St Helens" (Symphonie No. 50; 1982).

Les caractéristiques principales du "son Hovhaness " sont plus faciles à reconnaître qu'à définir; mais un des "repères" les plus évidents est le "feeling" mystique/religieux de toutes ses oeuvres. Un autre est le style "vocal" style (bizarrement presque comme Chopin) - même ses oeuvres pour orchestre donnent l'impression d'être "chantées"... un effet accentué par l'usage qu'Hovhaness fait régulièrement de lignes de solo sur un continuo de cordes (exemple le plus évident, "The Prayer of St Gregory" pour trompettes et cordes de l'opéra "Etchmiadzin"; 1946). Et comme Chopin, Hovhaness est d'abord un miniaturiste - l'œuvre la plus "composée" actuellement disponible en enregistrement est la symphonie "Majnun" (Symphonie No. 24; 1973), qui dans le propre enregistrement par Hovhaness dure 48 minutes; tout en étant constitué de 9 mouvements séparés par des pauses (la symphonie "St Vartan" (Symphonie No. 9; 1950) contient 24 sections!).

La musique d'Hovhaness utilise des harmonies consonantes, organisées sous forme modale ou chromatique plutôt que tonale; et équilibre le son sans rythme de la Senza Misura ("Murmure spirituel") avec un amour presqu'immodéré du contrepoint. Sa musique est généralement, et volontairement, facile à jouer; bien que les formidables lignes pour solo d'oeuvres comme "The Prayer of St Gregory" peuvent terrifier l'interprète. Tout au long de sa carrière, Hovhaness a constamment trouvé une inspiration musicale dans les oeuvres commandées, la plus connue étant sa "Symphony for Metal Orchestra" (Symphonie No. 17; 1963), commandée pour - et jouée pour la première fois - une convention des industries métallurgiques à Cleveland (la symphonie fut par la suite enregistrée pour un ensemble unique de six flûtes, trois trombones et des percussions métalliques). Une des oeuvres les plus célèbres d'Hovhaness - "And God Created Great Whales" pour chants de baleine préenregistrés et orchestre (1970) - peut aussi entrer dans cette catégorie; ayant été commandée par André Kostelanetz (un adepte de la musique d'Hovhaness) pour "s'adapter" à un ensemble d'enregistrements de chants de baleine.

Aux Etats-Unis, en tout cas, Hovhaness fut un musicien populaire; bien que dans les autres pays son œuvre n'existe que sous forme d'enregistrements. Au fur et à mesure que son œuvre sera disponible sur disque, on ne peut qu'espérer que des ensembles non-américains s'affrontent aux subtils défis de sa musique.

Bibliographie

Arnold Rosner, An analytical survey of music of Alan Hovhaness, mémoire auprès de la State University of New York, Buffalo, 1972.



Discographie

Hasmig Surmélian, professeur de piano au Conservatoire de Noisiel (Seine-et-Marne) a fait graver un CD de ses oeuvres.

Liste des disques compacts disponibles en France et distribués par Média 7 :

Lousadzak, Saris, Orar, Shatakh Kirgiz suite, Concerto n° 2 pour violon et cordes J.-J. Werner, orch. Léon Barzin, Annie Jodry, violon, Hasmig Surmélian, piano MARCAL 951001
(Ce disque peut être commandé à Madame Hasmig Surmélian - 10, boulevard des Pyrénées - 92160 ANTONY - au prix de 20 € par CD, frais d'envoi compris)

Concerto pour trompette, 6e symphonie, Celestial Gate, etc.
Ensemble I. Fiamminghi, dir. Rudolf Wenhen, TELARC 80392 Mysterious Mountain (2e symphonie), Prayer of St Gregory, Prélude et quadruple fugue, Alleluia et fugue, Celestial fantasy
Gérard Schwartz, orch. symph. de Seattle, DELOS DE3157
Quatuors n° 1, 3, 4 ; Suite du n° 2, 4 Bagatelles op. 30
Shangaï string quartet, DELOS DE3162
6e symphonie, Mountains and Rivers without end ; Prayer of St Gregory, Aria from Haroutim
Manhattan chamber orch., dir. Richard Auldon Clark, KUCH 372 212
Sonate Fred the Cat, sonate Prospect Hill, sonate Mont Chocarna, etc.
Maram Rosen, piano, KUCH 371 552
Vision of Starry Night, Madras Sonata, Mountain Idyll, Toccata et fugue
Maram Rosen, piano, KUCH 372882
Symphonie n° 46, op. 347 (To the green Mountain), n° 39 op. 321 pour guitare et orchestre
Michael Long, guitare, KBS symphon. orch. dir. Vakhsang Jordama, KUCH 372082
Symphonies n° 50 (Mount St Helens) et n° 22 (City of Light),
Seattle symphon. orch. dir. Gérard Schwartz, DELOS DE3132



Source : http://www.acam-france.org/musique/classique.htm



SON SITE WEB :

http://www.hovhaness.com/
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Kharisma
PostPosted: 29/03/2007 12:52:29  Et Dieu créa les baleines ! --> Reply with quote

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Si l'on prend par exemple son oeuvre "Invocation to Vahakn" (plages 7-11 de ce CD), on retrouve parfaitement "son style" : il s'agit de piano, c'est très mélodique, ça fait un peu penser à Steve Reich ("Piano phase", par exemple), bien que moins répétitif. En effet, ce qui peut se développer sur 20 minutes chez Steve Reich, ne dure que 2 minutes dans les oeuvres d'Alan Hovhaness. Ce n'est donc pas la même recherche. Ce dernier privilégie l'efficacité évocatrice et la brièveté, généralement. On retrouve également de la joie en plus du sentiment des grands espaces, c'est vraiment ce qui le caractérise.

Dans cette invocation, écrite en 1946 à Boston, le compositeur exprime aussi son amour de la nature à travers une divinité, le Dieu Solaire de l'Arménie. Cette oeuvre a servi à une chorégraphie de danse pour Merce Cunningham et a été joué au piano par John Cage.

Bien qu'il ait de nombreux et de fervents admirateurs dans le monde entier, ses oeuvres ne sont pas faciles à trouver dans le commerce. Il faut donc les commander.
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Lacerta
PostPosted: 27/04/2007 14:58:27  Et Dieu créa les baleines ! --> Reply with quote

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Dieu est grand !

Okay


Merci pour ces références majeures !
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Publicite Xooit
PostPosted: 27/04/2007 14:58:27  Publicite Xooit -->

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Kharisma
PostPosted: 28/05/2007 15:07:24  Et Dieu créa les baleines ! --> Reply with quote

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LA BALEINE BLESSEE



"La baleine blessée" est une oeuvre créée et interprétée au saxophone baryton par Paul BAILE, musicien de jazz ouvert à tous les styles.

Vous pouvez découvrir cette oeuvre de jazz sur le site musical de "Myspace" dont voici le lien direct :

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=153420




Paul Baïle est saxophoniste mais il pratique aussi l'accordéon, la clarinette, la flûte et à ses heures, le chant.

Au cours de sa longue carrière, il a joué avec des artistes célèbres tels que Virginia Vee, Magma, Gerry Mulligan, Stevie Wonder, Jimmy Cliff, Serge Gainsbourg , Bernard Lavilliers, Claude Nougaro, Michel Legrand, Lalo Shiffrin, Mory Kante, ou Xallam, pour ne citer qu'eux.

Il a fait des études musicales classiques en conservatoire avant de devenir compositeur et arrangeur avec des expériences aussi dans le cinéma et la publicité. Il a vécu à Paris une trentaine d'années, aux Caraïbes (cinq ans sur l'île de Saint-Martin), il a notamment fait partie du groupe de reggae de Jimmy Cliff puis il est revenu dans sa patrie niçoise.

Il y a créé le "Naja quartet" dont l'idée est originale et stimulante : celle du concert-théâtre, avec un mélange de jazz latino-caribéen et des lectures de poésies, des pièces de théâtre, diverses mises en scène très originales.

Ces spectacles ont pour particularité de militer pour le compte de causes humanitaires comme par exemple "la baleine blessée" pouvait témoigner à elle seule d'un engagement idéologique contre la chasse à baleine (devenue illégale selon les lois internationales mais que le Japon ne respecte toujours pas...). Ces oeuvres musicales et théâtrales ne sont pas seulement vouées à des causes humanitaires mais aussi à des réflexions liées à la spiritualité, au questionnement philosophique, en passant par la littérature. A ce titre, nous pouvons citer l'adaptation du roman de Richard Bach, "Jonathan livingston le goéland", et l'adaptation du "Roman inachevé" de Louis Aragon dans la pièce intitulée "Allez vas-y la mélodie !" mise en scène par Heyliett Brian. Cette dernière est représentée à travers le monde par le réseau "Alliances Françaises".

La poésie, représentée par Guillaume Apollinaire, était aussi à l'honneur. En effet, en compagnie de Jean-Louis et Marie Trintignant, Paul Baïle jouait dans la pièce théâtrale "Poèmes et Lettres à Lou". Ce travail avait débuté en 1999 mais il s'est achevé en 2003 du fait de la disparition de Marie que l'on sait.

Paul Baile n'est pas seulement un musicien talentueux doté d'une large palette d'expressions, capable de revisiter les classiques de Ravel, Satie, Debussy ou les chansons populaires de Piaf, Brel, Brassens, Ferré, Legrand, Nougaro, c'est aussi un homme épris de partage et de spiritualité.


Site officiel : http://paulbaile.club.fr/index.htm

Tournées musicales : http://paulbaile.club.fr/bioC.htm
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